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Association contre l'heure d'été double, pour la réduction des avancements de l'heure légale

Communiqué de presse - mars 2013

Voir plus bas les traductions en anglais et en néerlandais

Rythmes scolaires : la journée et le sommeil d’abord !

Le 31 mars 2013, dernier dimanche du mois, nous reprendrons notre « heure d’été double », à savoir deux heures d’avance par rapport à l’heure de notre fuseau géographique. Cela n’équivaut pas à un déplacement vers l’est, car l’heure d’été n’est pas un petit « jet-lag », mais quelque chose de beaucoup plus insidieux. Les écoliers entreront en classe à 6 h 30, après s’être levés entre 5 h et 5 h 30, ou même plus tôt pour les enfants d’agriculteurs. Réformer l’heure légale française, voici une priorité sans laquelle ni l’organisation des journées, ni celle de la semaine, ni encore moins le raccourcissement des vacances d’été serviront à améliorer les performances des écoliers.

L’Association contre l’heure d’été double (ACHED) a envoyé au président de la République, Monsieur François Hollande, son nouveau rapport (accessible par le blog www.reformonslheurelegale.fr), en lui rappelant son souhait de « rouvrir le débat » sur la question, exprimé lors de sa campagne électorale. L’ACHED espère être reçue à l’Élysée pour remettre les documents annexés au rapport, fruit de trente ans de travail de l’association. Parmi ces nombreux documents (57) figurent plusieurs études allemandes, concernant l’énergie, les transports, les accidents, la santé, études convergeant avec divers travaux de par le monde.

L’association a déjà envoyé à l’Élysée une sélection des travaux allemands les plus convaincants, dont une étude de l’équipe du Pr Roenneberg, principal invité d’une excellente émission de la chaîne Arte (première diffusion le 14 février 2013) sur la chronothérapie. Dommage que la question des fuseaux horaires n’y ait pas été bien expliquée par une autre personne. D’après les chronobiologistes allemands, le manque de sommeil favoriserait la survenue de la maladie d’Alzheimer et du diabète. Le Pr Roenneberg opine que le travail commence trop tôt dans nos pays. Les chercheurs de son équipe sont fermes sur la mauvaise influence du déficit de sommeil sur l’attention et les performances des élèves… alors que l’heure est moins avancée en Allemagne qu’en France par rapport à l’heure solaire locale ! Il faudrait absolument prendre en compte les travaux de ces scientifiques dans le débat actuel sur les rythmes scolaires.

Le « couple franco-allemand » est attendu à l’heure d’été

Une démarche commune de l’Allemagne et de la France, dont certains travaux sont intéressants, comme ceux sur la pollution photooxydante, suscités par l’ACHED, serait décisive pour mettre en marche l’abandon des changements d’heure dans l’UE. Cette manœuvre contraignante, deux fois par an, n’apporte que des complications pour les transports et des pénalités pour la santé et le travail (dont celui des agriculteurs), avec des augmentations du nombre des accidents cardiaques, du travail et de la circulation (encore confirmé par une récente étude britannique)… et tout cela sans résultat positif, ni pour l’énergie, ni pour les loisirs !

L’Allemagne et la France ont une responsabilité évidente dans la situation actuelle. C’est à partir de l’Allemagne que le système « heure d’été simple » rayonna en 1916 et que le système « heure d’été double » a été imposé à la France en mai 1940. Puis, ce fut la France qui reprit ce dernier système d’avancement excessif en 1976, tout en vantant les systèmes de changement d’heure aux pays de l’UE (dont la quasi-totalité adoptèrent la version « simple »).

L’ACHED rappelle au gouvernement français que chacune des deux solutions proposées par quatre rapports parlementaires (le système « TUC+1 fixe », ou bien « TUC-hiver /TUC+1-été »), maintiendraient une heure d’avance en période « été », laquelle heure a déjà un résultat énergétique…Ce dernier apparaît plutôt négatif dans l’ensemble des études publiées internationalement. Ceci avant la généralisation des lampes économes, qui font diminuer les économies d’éclairage liées à l’heure avancée (une heure de consommation d’éclairage devenant alors moins couteuse en électricité).  Cette heure d’avance (en « été » ou fixe) devrait satisfaire l’ADEME, pour laquelle le bilan des systèmes d’heure d’été « simple » reste positif, même si elle ne s’y réfère pratiquement jamais pour le cas de la France.

Contact presse

Éléonore GABARAIN, présidente de l'association
14, avenue de St-Germain
78160 Marly-le-Roi (France)
Portables 06 68 54 37 14 et 06 50 66 47 71
Tél 01 39 58 00 91 - Fax 01 39 58 70 72
egabarain@gmail.com



1. Lettre de François Hollande (alors candidat à l'élection présidentielle) sur la question de l'heure d'été


2. Résumé d’une étude du Pr Roenneberg et de son équipe

The Human Circadian Clock’s Seasonal Adjustment Is Disrupted by Daylight Saving Time

Thomas Kantermann,1 Myriam Juda,1 Martha Merrow,2 and Till Roenneberg,1*

 *(1)Ludwig-Maximilian-University Goethestrasse 31 D-80336 Munich - Germany

  (2)Department of Chronobiology University of Groningen 9750AA Haren -The Netherlands

Current Biology (2007), doi:10.1016/j.cub.2007.10.025

Summary     A quarter of the world’s population is subjected to a 1 hr time change twice a year (daylight saving time, DST). This reflects a change in social clocks, not environmental ones. The impact of DST is poorly understood. Circadian clocks use daylight to synchronize (entrain) to the organism’s environment. Entrainment is so exact that humans adjust to the east-west progression of dawn within a given time zone. In a large survey (n = 55000), we show that the timing of sleep on free days follows the seasonal progression of dawn under standard time, but not under DST. In a second study, we analyzed the timing of sleep and activity for 8 weeks around each DST transition in 50 subjects who were chronotyped (analyzed for their individual phase of entrainment).  Both parameters readily adjust to the release from DST in autumn but the timing of activity does not adjust to the DST imposition in spring, especially in late chronotypes.  Our data indicate that the human circadian system does not adjust to DST and that its seasonal adaptation to the changing photoperiods is disrupted by the introduction of summer time.  This disruption may extend to other aspects of seasonal biology in humans.

Titre : La correction des variations saisonnières de l'horloge circadienne humaine est perturbée par l'heure d'été

Résumé : Un quart de la population mondiale est soumis à un changement d'heure d’une heure deux fois par an (DST, daylight saving time). C’est un changement des horloges sociales, et pas de celles de l’environnement. L'impact du DST est mal compris. Les horloges circadiennes utilisent la lumière du jour pour synchroniser (et entraîner) l’organisme avec l'environnement. Cet entraînement est si précis que l'homme s'adapte à la progression est-ouest de l'aube dans un fuseau horaire donné. Dans une vaste enquête (portant sur 55000 individus), nous avons montré que le temps de sommeil aux jours sans contrainte suit la progression saisonnière de l'aube avec l’heure normale, mais pas avec le DST. Dans une seconde étude, nous avons analysé les périodes de sommeil et d’activité pendant 8 semaines autour de chaque transition du DST chez 50 sujets qui étaient chronotypés (analysés pour leurs phases individuelles d'entraînement). Les deux paramètres s’ajustent facilement à la sortie du DST à l'automne, mais le calendrier de l'activité ne s'ajuste pas à l'imposition du DST au printemps, en particulier chez les chronotypes tardifs. Nos données indiquent que le système circadien humain ne s'ajuste pas au DST et que son adaptation saisonnière à l'évolution des photopériodes est perturbée par l'introduction de l'heure d'été. Cette perturbation peut s'étendre à d'autres aspects de la biologie saisonnière chez l'homme.


3. Nouveaux travaux britanniques concernant l’effet de l’heure d’été sur les accidents de la circulation

The effects of Daylight saving time (DST) transition on serious or fatal road traffic injuries in Great Britain: an analysis of two independent national datasets

1. Joseph Alsousou, 2.Daniel Butler, 3. Omar Bourma, 4. Fiona Lecky and  5.Keith Willett

Abstract
Introduction - It has been suggested that the transition phases of implementing daylight saving time (DST) may impact on serious or fatal injuries sustained as the result of road traffic collision (RTC). The aim of this study is to explore the effects of transitions into and out of daylight saving time on the incidence of such injuries.
Method - This is a retrospective comparative observational study of 11-year of data submitted prospectively to the Trauma Audit Research Network (TARN) between 1996 and 2006. Data for 4 weeks before and after time transition in spring and autumn of each year was collected. The time periods selected reflect those hours with maximum light level changes due to time alterations (2-hour around sunrise and 4-hour around sunset). Travellers outside those hours are unlikely to be affected by the changes.
Results - Out of 178,954 incidents in England and Wales, TARN returned 1296 incidents meeting the above time criteria, of which 282 involved a fatality. Overall, there were more crashes in autumn (845, 65.2%) comparing to spring period (451, 34.8%), with the majority occurring around sunset (1057, 81.5%). RTC related injuries at the onset of DST in spring showed a significant increase up to 14 days post time change (P=0.029), with the majority of the increase occurring at sunset. The highest increases occurred within the fatal incidents group (P=0.0019) and affected mainly the pedestrian subgroup (P=0.013). Changes in the incidence of injuries around the change back to Greenwich Mean Time (GMT) in autumn did not reach significance.
Conclusion : The use of DST over the period studied was associated with rise in RTC related injury figures up to two weeks following the spring time transition. These findings inform the continuing clock changes debate. The introduction of 2-hour time change may result in detrimental effects on RTC related injuries.

Traduction :

Effets de l'heure d'été sur les accidents corporels de la route en GB : une analyse de deux ensembles de données indépendants par Joseph ALSOUSOU et al.  Oxford OX3 9DU, UK

Affiliations des auteurs : Nuffield Department of Orthopaedic rhumatologie et appareil locomoteur sciences Université d'Oxford, Unité de recherche sur les traumatismes Kadoorie, The John Radcliffe Hospital, Way Headley, Headington, Oxford OX3 9DU, Royaume-Uni

Résumé
Présentation  - Il a été suggéré que les phases de transition, lors de la mise en œuvre du système « heure d’été » pouvaient avoir un impact sur les blessures graves ou mortelles subies à la suite d'accidents de la route (RTC). Le but de cette étude est d'explorer les effets « entrée et sortie » de l'heure d'été sur l'incidence de telles blessures.
Méthode - Il s'agit d'une étude rétrospective comparative sur 11 ans des données soumises au Réseau de recherche de vérification en traumatologie (TARN) entre 1996 et 2006. Les données pour 4 semaines avant et après la transition au printemps et à l'automne de chaque année ont été recueillies. Les périodes choisies sont celles avec un maximum de changements du niveau de luminosité en raison des modifications de temps (2 heures au lever et 4 heures au coucher du soleil). Les voyageurs en dehors de ces horaires ne semblent pas être affectés par les changements d’heure.
Résultats - Parmi 178.954 accidents recensés en Angleterre et au Pays de Galles, TARN en a retenu 1296 répondant aux critères ci-dessus, dont 282 ont entraîné une issue fatale. Dans l'ensemble, il y a eu plus d'accidents à l'automne (845, 65,2%) comparativement à la période du printemps (451, 34,8%), la majorité survenant au coucher du soleil (1057, 81,5%). Le nombre des blessures entraînées par les RTC dès le début de l'heure d'été au printemps a montré une augmentation significative jusqu'à 14 jours après le changement (P = 0,029), avec la majorité de l'augmentation  survenue au coucher du soleil. Les plus fortes hausses ont été enregistrées au sein du groupe « fatals incidents » (P = 0,0019) et a touché principalement le sous-groupe des piétons (P = 0,013). Les changements dans l'incidence des blessures au changement de retour au Greenwich Mean Time (GMT) à l'automne ne sont pas significatifs.
Conclusion : L'utilisation de l'heure d'été au cours de la période étudiée a été associée avec la montée des chiffres de blessures en RTC  les deux semaines après le changement d’heure au printemps. Ces résultats contribuent au débat continuel sur les changements d’heure. L'introduction d'un changement de temps de 2 heures pourrait entraîner des effets néfastes dans le domaine des accidents de la route (RTC).

4. Présentation des travaux et des bilans des énergéticiens allemands Bouillon et Ebersbach


Extrait (traduit) du Rapport de « Research voor Beleid » pour la Commission Européenne Juin 1999

Energie 6.8.2 Publications des Drs Bouillon et Ebersbach

La plus importante étude dans ce domaine a été effectuée par le Docteur Bouillon

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Dr. Bouillon

Bouillon déclare que l'énergie économisée grâce à l’heure d'été n'est pas si substantielle que ça, du fait que la proportion d’énergie utilisée pour l'éclairage a diminué au cours des dernières décennies. De 25% en 1960 elle est tombée à 10% en 1983, bien que les quantités absolues aient doublé. On peut aussi supposer que, comme il y a plus d'appareils électriques dans les foyers, cette tendance continue. Puisque l'utilisation d'appareils électriques domestiques ne risque pas d'être influencée par l'heure d'été, et puisque la quantité d’électricité nécessaire à l'éclairage diminue, l'énergie utilisée pour la chauffage devient de plus en plus importante dans cette discussion.

Il faut garder à l'esprit que les effets d'un côté ou de l'autre sont relativement faibles, et en tout cas au-dessous de 1%, le taux le plus élevé d'économie ayant été trouvé dans une étude américaine. Bouillon arrive à la conclusion que 1,8 pour mille de la consommation totale d'électricité a été économisé en 1980 grâce à l'heure d'été. Dans son étude, Bouillon compare les deux années 1979 et 1980, cette dernière étant la première avec l'heure d'été. Bien qu'il n'ait eu que deux ans à comparer, l'étude fut très complexe et ne put donner des réponses qu'à certaines des questions. Par exemple, Bouillon n' a pas seulement enquêté sur la production des producteurs d'énergie, mais aussi sur la consommation d'énergie dans les immeubles et les usines.

Bouillon a trouvé que les effets d'économie dans les heures de soirée en été étaient de 121 kW par foyer, correspondant à deux ampoules de 60 watts allumées une heure. Si nous considérons l'utilisation de l’énergie pour le chauffage, nous trouvons que l'heure d'été signifie une consommation d'énergie plus élevée dans les heures plus froides du matin. Les valeurs les plus élevées dans ce cas de figure se trouvent en avril et mai. Si nous mettons en regard l’économie d’énergie de l'éclairage face à la consommation plus élevée nécessaire au chauffage en 1980, l'effet d'économie n'est que de 0,1 pour mille (ou 234 GWh), que l'on peut considérer comme pratiquement égal à zéro.

Cependant, il faut garder à l'esprit que Bouillon a fait des recherches sur les effets de l'heure d'été en 1980 quand la période soumise à cette heure d'été était plus courte qu'aujourd'hui (elle commença le 6 avril et se termina le 28 septembre). Si nous gardons ceci à l'esprit, on peut aussi conclure qu'une investigation sur les effets de l'heure d'été sur la consommation d'énergie risquerait bien d'être négative aujourd'hui, puisque le mois d'octobre, plus froid, est inclus dans la période actuelle d'heure d'été, ce qui signifie que davantage d’énergie est nécessaire pour le chauffage.

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Dr Ebersbach

Dans une autre étude, Ebersbach a essayé d'estimer les effets de l'heure d'été à l'avance. Il est arrivé à la conclusion que, une fois les besoins de chauffage et d'éclairage combinés, l'effet d'économie est faible : seulement 0,8%. Ebersbach a aussi établi que si les gens commençaient à utiliser les soirées plus claires pour des activités qui nécessitent plus d'énergie, comme de courtes virées en voiture, l'effet de l'heure d'été deviendrait négatif. Seulement 140 km de plus par voiture et par an suffiraient à rendre le bilan négatif.


School rhythms: working day and sleep first!

On March 31, 2013, last Sunday of the month, we will resume our “double” daylight saving time, i.e. two hours ahead of the time of our geographical / time zone. This is not tantamount to an Eastward move, because DST is not a small 'jet - lag', but something much more insidious. Schoolchildren will start class at 6:30 (TUC Time), after having got out of bed between 5:00 and 5:30 a.m., or even earlier in rural areas. Altering  the French legal time should be a priority.  Neither the reorganization of the schoolday, nor of the schoolweek, let alone shortening the summer holidays will be of any  use to improve the performance of schoolchildren.

The Association against Double summer time (ACHED) has sent the President of the Republic, Mr François Hollande, its new report (accessible by the www.reformonslheurelegale.fr blog), to remind him his wish to "reopen the debate" on the issue,  as expressed during his election campaign. The ACHED hopes to be received at the Elysee in order to hand over the documents attached to the report, which are the result of thirty years of work by the Association. These many documents (57 altogether) include several German studies, concerning energy, transportation, accidents, health, all studies converging with various works around the world. The Association has already sent to the Elysée a selection of the most compelling German works, including a study by the team of Prof. ROENNEBERG, main guest of an excellent programme  on the TV channel ARTE (first aired February 14, 2013) about chronotherapy. Pity that the issue of time zones  had not been adequately explained by someone else. German chronobiologists say that lack of sleep could favour the onset of Alzheimer's disease and diabetes. Dr. ROENNEBERG agrees that activity starts too early in their country. His team is very specific on the bad influence of sleep deficit on attention and the performance of schoolchildren...  Even though time is less advanced in Germany than in France compared to local solar time! The work of these scientists should absolutely be  taken into account in the current debate on school rhythms. 

The 'Franco-German pair' is expected in the summer time issue.

A common approach by Germany and France, whose works are interesting, like those on the photochemical pollution, prompted by the ACHED, would be decisive to start abandoning time changes in the EU. This binding operation, twice a year, creates nothing by complication for transport and  penalties for health and work (particularly for farmers), with increases in the number of cardiac events, work and traffic accidents(even confirmed by a recent British study),.. .and all this without positive results, neither for energy nor for recreation!

Germany and France have an obvious responsibility in the current situation. It is from Germany that a 'simple daylight saving time' system shone in 1916 and the "double summer time" system was imposed on France in May 1940. Then, it was France who took this last system of excessive time difference  in 1976, boasting the advantages of time change systems in the countries of the EU (almost all of which finally adopted the 'simple' version).

The ACHED would like to remind the French Government that each of the two solutions proposed by four parliamentary reports (the system 'TUC + 1 fixed', or even 'TUC-winter /TUC + 1 - summer'), maintain an hour in advance in the summer period, during which it already results in energy savings... The latter appears to be rather negative in all internationally published studies. And this before the widespread use of energy- efficient bulbs/lamps, which diminish the lighting savings related to putting the clock forward (one hour of lighting consumption becoming cheaper electricity). This advanced time (in the summer only or fixe all year long) should satisfy the ADEME, for which the balance of the 'simple' summer time systems remain positive, although it almost never refers to it in the case of France.

 

Schoolritme: de dag begint met te weinig slaap!

Op 31 maart 2013 hernemen we op de laatste zondag van de maand het dubbele zomeruur weer . Dit wil zeggen: twee uren voor op de geografische lengtegraden.

Dit geeft niet hetzelfde effect dan wanneer men zich verplaatst naar het oosten. Het zomeruur is niet vergelijkbaar met een kleine “jet-lag”, maar is een veel ingrijpender en verraderlijk iets.

Voor de schoolgaande kinderen starten de lessen om 6.30 u,  nadat ze opgestaan zijn tussen 5u en 5.30u, of zelfs vroeger. Dit heeft een negatieve invloed op de prestaties van leerlingen.

De Franse vereniging tegen het zomeruur heeft het nieuwe rapport verstuurd naar de President, M François Hollande,  te lezen op het blog www.reformonslheurelegale.fr.  Hierin wordt de President herinnerd aan zijn uitgesproken wens tijdens zijn verkiezingscampagne om “ het debat te heropenen over deze kwestie “.

De Vereniging hoopt op een uitnodiging op het Elysée om de documenten voor te kunnen leggen, de vrucht van 30 jaar werken aan het probleem. Onder deze documenten (57), vindt men verscheidene Duitse studies. Deze behandelen kwesties over energie, transport, verkeersongevallen, de gezondheid, diverse studies van over de hele wereld.

De Franse vereniging heeft reeds een selectie van Duitse werken doorgestuurd naar het Elysée, dewelke de meest overtuigende argumenten bevatten. Deze omvatten onder meer een studie van het team van Prof. Roenneberg, hoofdgast in een briljante uitzending van de zender ARTE (14 februari 2013) over de chronotherapie. Spijtig genoeg werd hier de kwestie van de tijdszones minder goed toegelicht door een ander persoon.

Volgens de Duitse chronobiologen draagt het gebrek aan slaap in grote mate bij aan het vóórkomen van de ziekte Alzheimer en diabetes.

Dr Roenneberg is van mening dat de dag in ons land tijdens het zomeruur veel te vroeg aanvat. De onderzoekers van zijn team zijn het unaniem eens over de slechte invloed van het tekort aan slaap op de aandacht en prestaties van leerlingen. Men moet zeker rekenschap geven aan de studies van deze wetenschappers in het debat over de schooltijden. 

Het duo Frankrijk-Duitsland versus zomeruur.

Een gemeenschappelijke aanpak van Duitsland en Frankrijk zou beslissend kunnen zijn om de weg naar de afschaffing van de wijziging van het uur in de EU te realiseren.

Een aantal werken zijn hier interessant, zoals deze over de fotochemische verontreiniging.

Het twee maal per jaar bindend manoevre (zomeruur) veroorzaakt moeilijkheden voor transport en heeft negatieve gevolgen voor de gezondheid, het werkritme (waaronder vooral de landbouw), een verhoging van het aantal hartfalen, en problemen in het verkeer. Dit alles zonder gunstig resultaat voor energieverbruik en vrije tijdsbesteding.

Duitsland en Frankrijk hebben een specifieke verantwoordelijkheid in deze huidige situatie.

Vanuit Duitsland kwam het enkelvoudige zomeruur in 1916 tevoorschijn en later in 1940 werd het dubbele zomeruur opgelegd aan Frankrijk. Vervolgens was het Frankrijk die dit laatste systeem van dubbel zomeruur in 1976 hernam, en het aanprees aan de EU.

De Franse vereniging herinnert haar Overheid eraan dat elk van de twee voorgestelde oplossingen (een vast zomeruur of een wisselend winter/zomeruur) toch een uur vooruit behoudt in de zomer. Deze laatste methode toont zelfs een negatieve balans in het geheel van internationale studies. Bovendien was de energiebesparing niet gunstig vooraleer de periode aanvatte van de algemene toepassing van energiebesparende lampen.

Desalniettemin werd de energiebesparing door toepassing van spaarlampen wel toegeschreven aan het gebruik van een zomeruur.